
Je n’aurais pas de style particulier… Je n’aime pas vraiment la fantaisie/science-friction. Mais bon, peut-être que je vais aller dans cette voie-là, ou pas…!
Je suis… J’aime… Je… Je… Je…
Pourquoi est-ce que je suis là, ici?
Tranquillement, je regardais, je te regardais. Tu es si belle!
On dirait que tu es tout ce qui me reste…
Je suis si laid pour toi, laid de partout.
Edgard se promenait le regard vide. Vers l’inconnu. Il était tellement triste depuis quelque temps. Il ne comprenait même pas d’ou lui venait tout cette tristesse qui venait en lui comme un ouragan. Il s’engouffrait tranquillement, sans faire de vague autour de lui. Puisque tous ces gens étaient devenus des inconnus. Il n’avait plus personne qui ne pouvait le comprendre. Depuis qu’il avait déménagé, sur un coup de tête, il n’avait pas réussi à entrer en contact plus de 3 minutes avec une seule personne. Tous ces gens, avaient leur monde à eux, il n’était qu’une petite fourmi dans cette société au proportion gargantuesque. Tout autour lui était encore étranger. Il n’arrivait jamais à trouver son petit appartement miteux en moins de 30 minutes tellement les rues étaient un dédale chaotique pour lui. Une ville ou personne ne parlait sa langue maternelle. Le peu de conversation qu’il entretenait était souvent composé d’onomatopée, ou de mots mâchés plutôt incertain. Il n’avait jamais cru bon d’apprendre cette langue lorsqu’il était à l’école, maintenant il le regrettait amèrement.
Il s’ennuyait tant à flâner toute la journée dans cette ville austère, il ne pouvait rester dans son appartement toute la journée, sa tristesse lui serait remonté jusqu’au yeux. Il détestait pleurer. Il s’installait souvent le soir sur une petite table dans un bar quelconque ou il y avait des performances musicales. C’était à ce moment là qu’il se sentait bien, que ses problèmes disparaissaient. Tout ce qui restait était cette musique toujours sublime. Peu importe le genre, ou la talent des interprètes, il se sentait voyage ailleurs. Il aurait tant voulu être chanteur, mais il n’avait pas la voix. Il aurait voulu pondre des textes poignant, viscéral, il n’avait pas la patience. Et il était tout simplement paresseux pour apprendre d’un instrument.
Mais, écouter, lui suffisait pleinement. Ce groupe qui jouait ce soir-là était particulièrement efficace. L’ambiance musicale était étrange, troublante mais en même temps douce. Il ne pensait plus à rien et se laissait emporter par la musique. Il tomba en amour avec la personne qui chantait. Cette personne avait une telle aisance sur scène, un charisme puissant, qu’il n’arrivait à se décrocher de son regard. Il avait l’impression qu’elle lui chantait tendrement les mots qui sortaient de sa bouche. Chaque soir, il tombait en amour avec la personne qui chantait. Mais cette fois-ci c’était différent. Même s’il ne comprenait que quelques brides du texte, il avait l’impression que cette chanson avait été écrite pour lui. Un océan se créa au creux de ses yeux. Toute la pression qu’il avait sur lui depuis son déménagement s’évaporait au gré des larmes qu’il lassait couler. Il pleurait sans retenue. Il ne s’était jamais senti aussi bien depuis son entrée dans cette ville étrangère.