Automne

avril 17, 2008

Chapitre trois

Classé dans : Uncategorized — automne @ 1:24
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Désolé de ne pas avoir poster la semaine passée, j’avais commencé un chapitre et mon ordinateur (mac) a planté… et la sauvegarde ne s’était pas faite…!

Je suis heureuse.

Je t’aime.

Mais…

 

 

Angélique avait toujours été souriante. Elle s’inquiétait souvent pour un rien, assez nerveuse mais elle restait toujours positive. Naïve à ses heures, elle aimait rêvasser à un monde meilleur. Ou toutes les personnes pouvaient vivre en harmonie. Et il était là son drame. Elle, vivait une vie quasi parfaite alors que les gens autour d’elle subissaient les pires atrocités. Elle en avait vu du drame autour d’elle mais n’en avait jamais été affectée directement. Elle aurait voulu porter la tristesse de son entourage mais le malheur la fuyait comme la peste. Elle vivait une vie plutôt normale dans cette ville au proportion gargantuesque. Elle n’avait pas beaucoup d’amis, elle n’était pas trop à l’aise à se tenir avec de gros groupe. Elle aimait la discussion un à un avec les gens. Son père, elle ne le connaissait pas et sa mère était plutôt effacée de sa vie présente. Elle était enfant unique et son comportement était plutôt typique à ce type de famille. Gâtée, égocentrique, tête dure faisaient partis de ses nombreuses qualités. Elle n’était pas pour autant une mauvaise personne, elle aimait écouter les histoires des autres et donnait, au mieux de ses connaissances, de bons conseils. Elle n’avait pas d’ambition réelle dans la vie, pour l’instant vivre lui suffisait. Elle travaillait dans une boutique de vêtements plutôt chic et vendait assez bien grâce à son aisance avec la vente. Ce simple travail lui aurait suffit toute sa vie, si seulement…

Quelque jours avant son vingt-et-unième anniversaire, elle rencontra ce mec, Emmanuel. Lui et Angélique tombèrent instantanément en amour l’un avec l’autre. Ils se rencontrèrent par amis interposés et ne se lâchaient plus de vue depuis ce moment. Emmanuel était un étudiant dans une école de théâtre de la ville cosmopolite. Il pratiquait souvent avec Angélique et avait décelé cette naturalité, cette aisance à entrer dans des personnages. Elle qui ne croyait être bonne qu’à vendre des pièces de vêtements, découvrait tranquillement qu’elle aimait jouer et qu’elle y était plutôt bonne. Son copain la poussait constamment à faire les auditions pour entrer dans la même école que lui mais, elle était réticente. Elle aimait jouer, certes, mais elle ne croyait pas avoir le talent nécessaire pour monter sur les planches et impressionner la galerie. De plus, elle avait toujours crue n’être née que pour un petit pain. À force de se faire pousser dans le dos par son amoureux, elle accepta de faire les auditions non sans croire qu’elle les échoueraient. Elle avait choisie Huit-clos de Sartre comme dramatique et Le malade imaginaire de Molière pour la comédie. Elle alla à l’audition sans trop se stresser puisqu’elle ne s’attendait pas à être choisie et fit la scène sans trop de difficulté, diffusant sa joie du théâtre dans toute la salle. Oubliant quasiment qu’elle recevrait une réponse un mois plus tard, elle fut un peu surprise de recevoir une lettre de l’école. Elle l’ouvrit, intriguée, un peu nerveuse, finalement. Elle avait été sélectionnée pour une deuxième audition. Son copain et elle fêtèrent toute la nuit sa réussite, malgré leur manque de budget, ils s’achetèrent une bouteille de champagne.

C’est là qu’elle commença à stresser. Elle avait du talent. Ce n’était plus seulement son copain qui le disait mais elle avait bien été reconnue comme tel. Et si elle échouait si près du but? Et si elle était prise? Était-elle prête à faire ce type d’emploi précaire et stressant mais qu’elle aimait bien? Toutes ces questions avaient déjà traversées la tête d’Emmanuel, il était donc pour Angélique une épaule confortable. Elle mit encore plus d’efforts pour les prochaines auditions, elle voulait faire quelque chose de grand. Elle le voulait cette place dans cette école. Les jours passèrent sans que ce rêve ne se décroche de ses pensées. Elle n’avait jamais ressentie ces sentiments de façon aussi intense avant. Le jour j arriva trop vite et, pas assez, en même temps.

Elle monta sur la même scène, terrifiée de rater sa chance. Elle avait de la difficulté à respirer, à contrôler son souffle. Elle regarda ses bourreaux droit dans les yeux pour essayer de paraître confiante. Elle attendit le signal des juges et…..

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